Signes, messages et synchronicités pour chercheurs en mission d'âme…

Empathie et Hyper-empathie

empathieJ’aime beaucoup la définition de l’empathie du dictionnaire Larousse : « Faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. »

Certaines personnes sont dans une telle écoute des autres qu’elles arrivent à percevoir ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes : leur joie, leur peine, leur colère ou encore leurs blessures. Elles écoutent, elles ressentent et, finalement, elles se mettent à la place des autres. En fait, elles s’imaginent elles-mêmes dans les situations décrites par leur entourage, se voient évoluer et réagir à leur place et ressentent ce qu’elles pensent que les autres ressentent. Leur empathie est manifeste, mais générée par un processus de mimétisme provoqué, même inconsciemment.

Les “Hyper-empathiques” ou l’empathie exacerbée

Mais d’autres personnes perçoivent les sensations et les ressentis des gens qui se trouvent autour d’elles sans le chercher, sans être particulièrement à l’écoute. On les nomme parfois « hyper-empathiques ». Ils ne cherchent pas à ressentir, ils captent, ils sont naturellement sur la fréquence des autres, et sur la fréquence de chacun d’eux. Ainsi, ils vont frissonner de froid ou encore avoir mal au ventre tout comme leur voisin. Les larmes vont leur monter aux yeux car la personne assise en face dans le bus est triste.

Imaginez-vous au milieu d’une foule en liesse : tout le monde est joyeux, rit, sourit, crie de joie. A priori, très vite, vous allez vous aussi ressentir ce bien-être, cette joie environnante, sans pour autant en connaître la cause. Vous serez simplement joyeux car tout votre environnement l’est.

hyper-empathique

Pour les hyper-empathiques, ce principe s’applique à chaque personne rencontrée. A chaque « connexion » avec un autre être, ils captent et ressentent : joie, tristesse, bonheur, malheur, douleur, rire, lumière, maladie……Tout leur parvient. Ils sont des récepteurs permanents des fréquences des autres. A l’intérieur, ce sont des montagnes russes perpétuelles : ils passent d’un état à un autre, sans pause, brutalement. Et c’est parfaitement épuisant !

Empathique mais non voyante

Je suis une hyper-empathique. Je ne suis pas voyante. Non, je ressens juste ce que les autres ressentent. Cette « connexion » aux autres s’est ouverte un jour, brutalement, d’une seconde à l’autre : j’accompagnais mon ami à une messe dans une église (je ne suis pas moi-même pratiquante). C’est une église un peu particulière dans Paris : l’Eglise Sainte Catherine de la Médaille, rue du Bac. Il s’en dégage une énergie très particulière. (Catherine a vu la Vierge apparaitre devant elle ; elle l’a chargée de faire frapper une médaille à son effigie, sorte de porte-bonheur). J’avais à peine mis un pied dans cette église que j’ai instantanément commencé à ressentir ce que les gens autour de moi ressentaient : peur, angoisse, douleur, mais aussi joie d’être ensemble, amour pour le Divin, etc…J’en étais tétanisée. Je ne comprenais absolument pas ce qu’il se passait…et depuis, je ressens, je capte……j’ai mis très longtemps à accepter tout ça et à réussir à vivre avec.

En effet, ce n’est pas toujours simple de tout ressentir ainsi : tout le monde ne va pas « super bien » …Lorsqu’on prend les transports en commun (que je n’ai plus réussi à prendre pendant des mois..), ça devient vite compliqué !

La bulle de protection

Mais à force de rencontres, d’explications, de méthodes proposées et essayées, j’ai réussi à canaliser cette faculté et à vivre tout à fait correctement avec. Tout d’abord, il y a une méthode très simple de visualisation qui consiste à s’imaginer dans une bulle (dorée ou non, en verre ou non, selon ce qui parle le plus !), parfaitement hermétique. On peut entendre ce qu’il se passe autour de soi, mais rien ne peut entrer dans cette bulle. C’est une protection parfaite et sans faille. Au début, je visualisais cette bulle systématiquement 15 minutes avant de prendre les transports en commun et j’y restais tout le temps de mon trajet. Et puis, au fur et à mesure du temps, c’est devenu une méthode « d’appoint ». Je ne m’en sers plus que quand j’en ressens le besoin, quand je me sens envahie trop brutalement.

J’ai aussi durant un temps récité un mantra (mon mantra donné par Amma). J’avais donc systématiquement mon mâlâ en mains (c’est un chapelet hindou), et je répétais mon mantra durant tout mon trajet. Et là aussi, plus le temps passait, moins j’en ressentais le besoin.

Tout ceci ne m’appartient pas

Mais surtout, j’ai appris, compris et intégré en moi une donnée capitale : ce que je ressens ne m’appartient pas. Aujourd’hui, ça me semble évident, mais au début de cette aventure, non seulement j’étais trop perturbée pour l’entendre, mais en plus, je n’arrivais plus à distinguer ce que je ressentais moi-même de ce que je captais des autres ! D’où certaines scènes pittoresques et difficiles à vivre !

Il est difficile pour les grands empathiques de faire la part des choses quant à leurs ressentis. Un autre facteur vient se greffer à cette difficulté : une fois que l’on ressent les souffrances de l’autre, comment faire pour ne pas y prêter attention ? On se sent soudain investi d’une mission, on se sent obligé d’intervenir ! Mais, voilà, l’autre, en face, non seulement ne nous a rien demandé, mais en plus, ne sait pas que l’on ressent à sa place ! C’est donc extrêmement confusant.

Il faut pourtant réussir à faire la part des choses et à accepter que non seulement ce que l’on ressent ne nous appartient pas, mais, en plus, que ce que l’autre vit est juste. Même si ça nous semble violent ou inapproprié. Il doit le vivre ainsi, cette histoire et ces ressentis lui appartiennent. Ils ne doivent donc pas nous affecter. Quand j’ai réussi à accepter que tout ce qui « est » est juste et à sa place, j’ai commencé à vivre ces ressentis de manière beaucoup plus douce. Ça a vraiment été la clef pour que tout s’estompe et ne m’envahisse plus comme avant. Car j’ai aussi accepté que le fait que je sois hyper-empathique est juste et que c’est ce que je dois vivre. Et ressentir !

Alors, si vous aussi vous êtes parfois envahi par des ressentis qui ne vous appartiennent pas, n’hésitez pas à partager ici vos sensations !

48 commentaires
  1. Merci pour ce bel article qui nous parle d’une chose importante et difficilement envisageable dans notre société, a savoir l’hyper-empathie !
    Comme j’ai souri au sujet de vos transports en commun : c’est un peu de tout cela qui m’a fait fuir la capital !
    Je suis heureuse de savoir que vous réussissez a vous protéger : bravo !
    Caroline

  2. Merci pour ce beau partage. Je suis hyper-empathique de naissance avec des dons de médium, que je laisserai très volontiers à d’autres…
    Je capte les autres à distance, même pas besoin d’être à côté d’eux.
    Je vais tenter la bulle protectrice. Vivre la douleur physique et émotionnelle des autres c’est franchement pas top. Ces temps je pratique bcp la méditation et écouter des musiques douces, chants de baleine m’aident bien.
    Je suis aussi hypersensible, parfois c’est proche de ce que peut vivre un autiste.
    La méthode que je préfère quand tous mes sens sont exacerbés, c’est de prendre un bain et de mettre ma tête à moitié dans l’eau. Ça calme bcp l’audition. Ben tiens je vais m’imaginer une bulle protectrice aquatique 🙂

    Amicalement

    Alexandra

  3. Bonjour Alexandra,

    oui, pas simple de vivre avec ça !
    Et puis, vu de l’extérieur, on parait un peu bizarre ! 🙂
    Je comprends assez bien ce que tu veux dire par les ressentis d’une autiste….
    Parfois, je me rends compte que quand je “ressens” trop, si je suis au milieu d’autres personnes, je me mets à parler, parler, parler sans m’arrêter !! :-). Comme si ça coupait le flux …..
    Je n’avais jamais essayé le bain, je vais tenté!
    Et en effet, une bulle aquatique, à essayer! En tout cas, c’est déjà une belle image.

  4. Je suis moi aussi hyperempathie je le sais depuis très longtemps et je le vie bien il est un bon bénéfique une fois qu on a apprivoisé

  5. Très difficile à gérer pour moi ,, hyperempathique , un peu + avec les enfants ,, j essaie de prendre sur moi mais pas facile tout les jours ..je suis ta 100% dans la bienveillance avec. les miens et du coup je ressens une profonde tristesse pour tout les autres qui n ont pas cette chance et a qui ont parle mal chaque jour , ceux que l on écoutent pas ou carrément avec qui ont utilise la veo 🙁

  6. pour moi , a l’inverse je ne suis pas du tout empathique .. mn entourage me le reproche souvent .. savez vous a quoi cela est du ?

  7. Le pire fut lors de ma grossesse. Non seulement je ne pouvais plus prendre les transports en commun mais je ne pouvais même plus faire mes courses. La visualisation d’une bulle de protection n’a malheureusement jamais fonctionné pour moi. Aujourd’hui encore, en tant que fasciapulsologue je dois consacrer énormément de mon temps pour laisser aller hors de moi tout ce qui ne m’appartiens pas, mais en remerciant, car je reconnais que si quelque chose m’atteint, c’est qu’il y a eu résonance et je considère cela comme une possibilité gracieusement offerte pour moi et mon patient de “nettoyage du passé”.

  8. Bonjour!
    Merci pour cet article!
    Je suis comme vous, la seule différence c’est que je souffre énormément, psychologiquement et physiquement, psychopatologiquement aussi.
    Ce n’est pas toujours simple à gérer et je pense que ça entraine en moi une certaine forme de dépression.
    Chose d’autant plus compliqué à vivre que je suis aide à domicile! Je suis à mon compte depuis 4 ans, ce “don” me permet d’avoir un lien privilégié avec mes “clients” mais je suis extenuée quand vient le soir….
    Je pense à me faire suivre car je sature par moment….

  9. bonjour!
    cela fait plaisir de lire votre texte sur l’hyperempathie. j’ai, de mon côté, trouvé une clé qui me soutient:
    -la respiration consciente ou respiration des 3 niveaux me permet de revenir à moi, à mon corps, à mon centre. l’autre étant distinct de moi.

    et, l’histoire de l’éponge que je visualise.
    vous connaissez?
    l’hyperempathique est une éponge, en fait.
    l’éponge sent tout ce qui se passe autour d’elle. c’est dans sa nature d’absorber. elle ne peut pas faire autrement.
    ce qui l’entoure, c’est l’eau.
    et l’eau, ce sont les émotions.
    l’éponge sent tout cela, s’en immerge.
    simplement, une fois qu’elle a tout absorbé, sans tri, elle à un mouvement de contraction pour rejeter toute l’eau emmagasinée, et ainsi respirer. car cela ne lui appartient pas.
    bonne suite à vous.
    dominique w

  10. Merci de partager votre expérience, votre ressenti et vos boucliers.
    Je ne parvenais pas à comprendre ce que je vis chaque jour. Je ne savais pas que la plupart des autres ne ressentaient pas physiquement les émotions d’autrui. Je suis si fatiguée…La sensation d’absorber tous les malheurs du monde et de ne plus savoir quoi en faire. Je suis triste, je souffre, mais je sais que cette souffrance ne m’appartient pas. Mais je ne sais pas quoi en faire. Quand je capte une intense douleur (les personnes que je croise, parfois même, elles s’arrêtent et me confient leurs douleurs),je mets des heures, voire des jours à m’en détacher.
    J’ai l’impression de devenir dingue parfois!
    j’ai la sensation d’ être plus connectée au reste du monde qu’à moi même.
    je vais me munir d’une bulle aussi. Pas pour ne plus entendre, car je ne souhaite pas ignorer les autres, mais pour ne plus absorber. Je suis trop fatiguée.
    MERCI encore. Cela fait du bien de ne pas être seule.

    • Je vous conseille la sophrologie pour l’ancrage et le retour au corps. Le fait d’être dans l’ici et maintenant est important dans ce cas précis. Personnellement cela m’a beaucoup apporté. Le fait de travailler sur soi et d’acquérir des “outils” qui aident à se recentrer, comme la visualisation, la respiration, les pierres, les balades dans la nature, la méditation…permet de prendre du recul sur cette hyper empathie. À vous de choisir vos outils et de faire le choix de ne plus subir. Ça a marché pour moi et y avait du boulot ;). En plus ça a renforcé ma confiance en moi. Bon courage pour la suite.

  11. Bonjour, premièrement ca fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule comme ca, je me demandais si j’étais folle, pour ma part j’ai su que j’avais quelque chose de différent vers l’age de 14 ans. Mais je l’ai bloqué lorsque j’ai rencontré mon mari à 19 ans, je voulais vivre heureuse et je me concentrais seulement sur le bonheur familiale. Je l’ai bloqué et nié pendant des années j’ai maintenant 34 ans et j’ai deux enfants, je crois que ma fille de 3 ans va l’être aussi. Mais dernièrement, j’ai plus de difficulté a bloqué, car il a eu dans ma vie de grosses difficultés comme le décès de l’une de mes amies du cancer, j’ai tout ressentit et c’est horrible: sa peur , son angoisse , sa peine et sa souffrance corporelle, c’est même venue me hanter en rêve après son décès. Dans mon rêve, cette amie prenait toutes ce quelle a vécu comme souffrance et en faisait un condensé en 10 secondes elle m’a envoyé ceci directe au cœur, vous imaginez ma souffrance ,je croyais que j’étais en train de mourir. Les émotions négatives sont très dommageable pour ma santé, j’essaie de les éviter. Avec les années je contrôle bien ce don et je m’en sert dans ma cariere, avant je dirigeais des employé, alors je ciblais la personne pour que l”on forme une belle équipe, et je m’en sert aussi pour combler le besoin de mes clients, parfois ce n’est pas le produit qu’il veulent , mais du réconfort, se sentir rassurer alors je leurs donnent ce qu’ils ont besoin et ce qu’il attendent de moi. Ca m,a permis d’atteindre des postes de direction. Pour ne pas les sentir ce que ressentent les étrangers j’évite de les regarder dans les yeux, lorsque que je sais que c’est négatif je ne pose pas de questions sur leurs états, je visualise un mur de béton devant l’autre, j’essaie de ne pas y penser et je me consentrent sur d’autre chose, ou je peux faire de la méditation ou écouter de la musique douce qui me transporte dans un autre monde qui est positif. Moi aussi je viens fatigué très vite lorsque j’utilise cette énergie. Pour ta santé a toi je te suggère de te consentrer sur le positif et bloquer le négatif, parce que c’est pas bon pour la santé, les problèmes de santé viennent souvens du spychique, du cœur et de l’environnement.

  12. Je cherche a savoir s’il y a des endroits où se réunissent des hyper-empathiques?

    Merci

  13. Bonjour tout le monde,
    Je suis un homme et suis moi même hyper emphatique.
    Je suis content de voir qu il y a plein de monde comme moi même si je n ai pas vue d homme il me semble lol.
    Je commence à avoir du mal à gérer mes émotions font la montagne russe j essaye d éviter de regarder les informations. Je me perds dans mes problèmes personnels et ceux des autres.pour ceux qui ont vue “la ligne verte ” je me sens comme John coffee à la fin du film dans sa cellule qui dit ” je suis fatigué de ressentir toute la douleur des gens, sans avoir personne avec qui le partager”

    • Bonjour,

      Mon compagnon et moi-même sommes également hyper-empathiques et hyper sensibles.
      Mais lui a dû apprendre à mieux le masquer car la société a plus de mal à accepter qu’un homme puisse exprimer ses émotions. En tout cas c’est comme ça que lui l’a ressenti.
      Je suis tombé sur ce site ce matin et je suis “soulagée” en quelque sorte de pouvoir mettre un mot dessus, et de savoir qu’on n’est pas les seuls. Malgré tout ça n’a pas l’air très courant. J’espère que vous trouverez quelqu’un avec qui le partager. Ça créer des liens uniques et forts.

  14. Bonjour

    Je suis hyper-empathique comme vous et hyperactif.
    Je suis un homme aussi croblanc.
    J’arrive presque à me gérer.

    J’aimerai savoir comment ceux arrivant à se gérer le font au seins de leurs relations amoureuses :

    En temps normale je vis de manière solitaire, j’attire les gens donc ça équilibre ma vie sociale.

    La plus part du temps j’arrive à gérer en ne m’impliquant que sommairement avec les autres et en étant neutre je peux faire le tri.

    Par contre quand une personne me plait et m’attire (en générale c’est des personnes avec des traumatismes) , je ne contrôle absolument plus rien, je me connecte à elle, et je suis étouffé par ce qu’elle ressent. je suis conscient de sa vie dans son intégralité.
    Dans une phase de séduction, j’ai l’impression d’être un stalker par le fait de connaitre une personne avant d’être présenté, ça me bloque pas mal. ça me donne l’impression d’être un manipulateur, de perdre de ma spontanéité.
    En couple ça se traduit par une obsession à rendre l’autre heureux car tant que le “cœur” de l’autre reste terne, même si le mien brille, je ne suis pas bien.

    Je suis actuellement incapable d’envisager une relation intime de quelque degrés que ce soit avec une personne.

    J’aimerai (si des gens on des tuyaux) trouver une manière de gérer les vannes de se que je reçois, trouver un intermédiaire entre presque rien et trop.

    • Bonjour Mathieu,
      tout d’abord merci pour votre témoignage.
      Pour ma part, les choses sont un peu “rentrées” dans l’ordre lorsque j’ai réussi à bien faire la distinction entre ce qui m’appartient et ce qui appartient à l’autre. Ensuite, en demandant à la Source de m’aider à gérer tout ça et enfin, en intégrant clairement qu’on ne peut pas aider quelqu’un si lui même n’a pas envie de se sauver…..

    • Bonjour Mathieu,

      Je suis aussi hyper-empathe et la solitude me permet en règle générale de me protéger, mais comme vous, je me suis rendu compte que quand je suis intéressée et attirée par quelqu’un, sans savoir comment, je suis connectée à cette personne et ceci même à distance (la solitude, dans ce cas-là, ne résout donc pas mon problème).
      Je pense que cette hyper-empathie est due au fait que mes pensées se focalisent sur cette personne, ce qui ouvre un champs qui me permet d’être en communication avec elle, ou du moins avec ses émotions et de lire en elle comme dans un livre.

      Malheureusement, je ne sais pas comment faire en sorte que cela ne se produise pas. Par expérience, cela s’atténue avec le temps pour finir par disparaître en même temps que mon intérêt pour cette personne disparaît. Je n’ai malheureusement pas de recette, si ce n’est faire des activités hautement vibratoire avec d’autres personnes, qui sont elles aussi dans une haute énergie vibratoire. Pour moi cela consiste à me ressourcer dans la nature et faire de la randonnée ou me retrouver avec un ami dont je sais que l’énergie est positive.

      J’ai l’impression comme toi d’être une “stalker” malgré moi. J’ai démissionné de mon boulot il y a quelques temps de ça, en partie à cause de cela. Je n’en pouvais plus de ressentir le “mal-être” de mon ancien patron de qui j’étais intéressée. Au début, je croyais que j’étais triste car, je savais que la relation n’était pas possible du fait qu’il était mon patron et surtout parce qu’il a une copine (J’ai pris mes distances car par principe je ne voulais pas m’aventurer dans ce genre de relation et il ne s’est jamais rien passé entre nous). Mais je me suis rendu compte, que la tristesse que je ressentais était la sienne, pas la mienne.

      Il a quelques années de moins que moi (j’en ai 35). À cause de son statut de chef d’entreprise, il se sent obliger de garder une certaine image d’une personne forte aussi bien au travail que dans le privé. Le stresse ainsi que la pression de faire en sorte que l’entreprise soit un jour profitable (ce n’est pas encore le cas), les heures sans fin passées au travail même le week-end, la gestion d’une cinquantaine d’employés,(etc.) font qu’il se doit d’avoir un mental d’acier et de garder le moral quelques soient les épreuves. Seulement voilà, comme tout le monde il a des doutes, des craintes, des blessures et même s’il sait bien les cacher (il les cache tellement bien, que la majorité des gens le croient insensible), je les ressens vivement. Nous habitions dans le même quartier, il m’arrivait donc de prendre les transports en commun avec lui le matin pour me rendre au boulot et de discuter avec lui. C’est le seul moment où je le sentais vrai et être lui-même. Je suis d’ailleurs l’une des seules de mes collègues avec qui il prenait le temps de discuter le matin. Les autres avaient soit peur de lui parler ou souhaitaient l’éviter. Lors de nos silences, je sentais son regard doux et intense se posait sur moi. Et il m’arrivait de croisait son regard, qu’il ne détournait jamais et dans lequel je décelais de l’intérêt et de la curiosité pour moi. Mais, parce que la situation était pour moi inconfortable et parce que j’ai des principes je n’ai jamais rien tenté et lui non plus, d’ailleurs. À mon départ, j’ai senti son désarroi. C’était le même jour que la fête annuelle de l’entreprise. On ne s’est pas parlé ce jour là, même pas pour se dire au revoir personnellement. Nos regards se sont cependant croisés 2 ou 3 fois lors de la soirée. J’avais l’oreille gauche qui sonnait à chaque fois qu’il était pas trop loin de moi (phénomène nouveau pour moi).

      Depuis que je suis partie, il y a 1 mois de cela, je ressens quelque fois sa tristesse, j’ai par ailleurs développé depuis peu certaine facultés de télépathe. Mais même si je suis intéressée par lui, je me suis faite une raison. Lors de communications télépathiques, je lui souhaitais simplement d’être heureux et d’avoir trouvé l’amour. Et puis, je suis quelqu’un de spirituel, je fais de la méditation et je sais que la vie me réserve de belles choses. Mais pour lui c’est différent : son choix de vie, le stresse de sa fonction, et son mental l’empêchent d’être lui-même et d’exprimer certaines choses qu’il a sur le cœur. Je ressens donc toutes ses blessures et le fait que mon départ le bouleverse encore quelque peu, car avec moi il pouvait exprimer beaucoup de cela…
      Cela me laisse dans l’impuissance la plus totale et me ramène à lui malgré moi alors, que je souhaitais pouvoir passé à autre chose…

    • Bonjour Mathieu,

      Je ne sais pas si mon exemple peut aider, mais néanmoins, je te le donne, au cas où.

      Pour commencer, je suis hyper sensible et hyper empathique.

      Pour ce qui est du sentiment d’avoir l’air imposteur, ou manipulateur. Ca a pu être mon cas également, car je perçois les personnalités et intentions des gens qui m’entourent, et que mon comportement s’adapte en fonction de ce que l’on attend de moi. Mais je ne cherche pas à le faire. Ça vient naturellement.
      Malgré tout, je ne le vois pas de cette façon pour plusieurs raisons :
      1. Parce que je n’y peux rien ;
      2. je n’invente rien. Que ça vienne de l’autre ou non à l’origine, ça fait aussi partie de moi. C’est juste que ne me dévoile pas dans mon intégralité, parce que ça ne vient pas, tout simplement (exemple de la perte de spontanéité).
      3. J’ai compris que tout le monde portait un masque, pour se protéger, pour vivre en société. En soit, le côté “je m’adapte” n’est donc pas “anormal”. Je le fais jute un peu plus fort que d’autres.
      4 (point très important). Je pars du principe que je ne sais pas tout. Je ne juge pas pour autant la personne, et lui laisse le droit de me montrer d’autres choses que je n’aurais pas vues ou que j’aurais mal interprétées. C’est un point très important parce que ton état d’esprit va ainsi laisser la possibilité à l’autre de s’exprimer. Et c’est seulement à ce moment là qu’on peut vraiment partager quelque chose et être dans l’échange. Si tu pars du principe que tu connais la personne parce que tu lis en elle du premier regard, tu mets une barrière et oriente d’avance la discussion a venir.
      Comment peut il alors y avoir un dialogue ? Et qu’est ce que cela peut t’apporter ?

      Malgré tout il arrive que des personnes le sentent (ton analyse) et qu’elles soient mal à l’aise car elles ne comprennent pas d’où ça vient, ce que c’est. J’ai l’impression souvent qu’on me trouve bizarre. Que ce soit positivement ou négativement. Et bien la solution, c’est juste d’apprendre à vivre avec. On est ce qu’on est. Et on s’oriente vers les personnes qui nous acceptent pour ce que nous sommes.

      Et justement, d’expérience, je sais qu’il est possible de ne pas être dans cette posture “d’imposteur”.
      J’ai beaucoup de connaissances, mais mon entourage proche est très restreint car j’ai croisé peu de gens dans ma vie qui sont “vrais”. C’est à dire, qui ne se cachent pas de ce qu’ils sont et ressentent et qui sont ouverts à la différence. A partir de ce moment là, je peux l’être aussi, et donc exprimer ce que je suis, c’est à dire justement hyper empathique, entre autres choses.

      Dans ma vie, j’ai eu l’occasion de tomber amoureuse deux fois. Et je pense que ce n’est pas par hasard. Je m’explique.
      La première personne était quelqu’un pour qui la vérité était quelque chose de fondamental dans les rapports humains. J’ai donc eu le droit de m’exprimer plus qu’avec les relations que j’avais eu jusqu’alors. J’ai eu un lien très fort avec cette personne qui avait une certaine sensibilité aussi. Il y avait cependant des points sur lesquels je ne parvenais pas à m’exprimer.

      La deuxième (mon compagnon actuel), est quelqu’un également d’hyper-empathique. C’est la seule personne avec qui je me sens libre. On a l’impression de n’être qu’un, tout en étant lui et moi distinctement. Ca donne une relation très fusionnelle et très forte. Avec ses points forts dont ses douleurs (oui je le vois comme un point fort). Parce que, ce que l’un ressent, il le véhicule à l’autre. Et ça décuple même les sentiments en question, mais ça nous permet aussi de les évacuer ensemble. Et pour la première fois de ma vie, avec lui, quand on s’est rencontré, j’ai eu le sentiment d’avoir le droit d’être moi.
      En bref, avec cette personne, je n’ai pas eu l’impression de “faire semblant”, ce qui m’arrive malheureusement avec d’autres.

      Alors pour le coup, c’est du “presque trop” mais c’est le presque trop qui nous va, parce que je ne peux pas faire autrement que de vivre des choses fortes. C’est vital. Mais au moins, c’est réciproque.

      J’espère que je m’emmêle pas les pinceaux, parce que je viens juste de tomber sur ce site aujourd’hui, et de mettre le mot sur ce qui me poursuit depuis toute gamine. Donc si c’est un peu brouillon, d’avance je m’en excuse.

    • Bonjour,
      Je suis tellement soulagée en lisant cet article. Je me reconnais dans tous vos témoignages. Mon premier souvenir date de mes 6 ans, je pleurais car ma grande soeur était triste mais je ne savais pas la raison mais je ressentais toute sa tristesse. Adolescente, j’étais très casaniere car je ressentais la jalousie, les peurs, les sentiments négatifs de mes amies. Je refusais de sortir avec les gens qui étaient négatifs. Mais du coup je me retrouvais toute seule.
      Avec ma famille c’est pareil, Je ressens tous et ça m’etouffe. J’ai l’impression d’être une autre personne. Quand je suis en présence de sentiments négatifs, je suis vite fatiguée. Après une brillante carrière, J’ai dû démissionner car je n’ai pas trouvé de sentiments positifs. J’étais entourée de négatif.

      Concernant mon couple, c’est très compliqué et pourtant je suis avec mon mari depuis 20ans. Mais je ressens tout ses sentiments et ce sont les montagnes russes, car mon mari est comme moi mais refuse de le reconnaître. Donc il apporte à la maison, tout les négatifs de ses journées.
      Je vais appliquer L’idée de la bulle. Merci

  15. Bonsoir!

    Comme Mathieu, je suis hyper-empathique et hyperactive : c’est certainement un moyen de défense mit en place pour se sortir de ce tumulte ambiant.
    J’arrive à distinguer ce qui ne m’appartient pas mais je ne parviens pas à prendre de recul par rapport aux ondes que je reçois.
    Je pense que c’est du au fait que je veux savoir mes proches heureux, ce qui est naturel et propre à tout les hyperempathiques.
    Or, ma famille affronte un deuil récent et c’est le gros merdier.
    Je ne baisse pas les bras pour autant, je suis en pleine introspection et je médite régulièrement.

    Il y a des jours ou je me sens presque en osmose ( la connexion avec la source m’apporte beaucoup) mais il y a des jours ou l’espoir semble perdu.
    Dans ces cas là, j’attends que ça passe en ayant la certitude qu’avec le temps je parviendrai à canaliser ces vibrations, en espérant que ce soit pour bientôt car je commence à saturer !

    J’ai toutefois un tuyau à vous proposer : vous pouvez utilisez la labradorite, cette pierre prisée par les thérapeutes aide à bloquer les mauvaises énergies émanant des autres, je pense faire le plein 😉

  16. Est-il possible de ressentir de l’hyper-empathie même à travers l’actualité ? Je suis tous le temps épuisée, stressée, fatiguée, triste parce que je me laisse envahir par l’actualité qui me plonge dans un réel mal être dont je n’arrive pas à me détacher.
    Le coup de la bulle, je le faisais déjà quand j’avais 15 ans parce que trop de “stimuli” extérieur qui me plongeait dans des émotions que je ne comprenais pas.
    je n’ai pris conscience de ce que cela pouvait être que l’année dernière quand une profonde rage m’a envahi alors que rien ne se passait de spécial autour de moi, quand j’ai vu le directeur de l’école de ma fille mettre dehors violemment et en criant des collégiens qui embêtaient les enfants. J’ai alors compris d’où me venait ma colère.

    • Oui il est certain qu’à partir du moment où vous ressentez ce qu’il se passe à l’extérieur de vous, vous êtes forcément sensible aux actualités..
      C’est pour ça aussi que, personnellement, ma télé reste éteinte 🙂
      Je ne me voile pas la face. Mais regarder ce déferlement de violence et de problèmes, alors que l’on sait pertinemment qu’on ne nous montre qu’une partie de la vérité me semble bien inutile….

  17. Bonjour,
    J’ai découvert mon hyper empathie debut 2014, avant impossible de comprendre mon mal être. À l’âge de 18 ans j’ai déclaré une phobie sociale et agoraphobie. Aujourd’hui à 35 ans je comprends que c’était pour me protéger des émotions des autres. Je n’arrive pas à faire la différence entre ce qui m’appartient et ce qui m’envahit. J’ai la sensation de ne pas réellement exister. Le plus gros soucis c’est que je vis avec mon copain depuis 15 ans. Depuis 15 ans je vis ses émotions, son mal être. J’ai l’impression que ma vie s’est arrêté. Même si sa force m’a permise de sortir de la phobie. Je suis maman depuis 8 mois et du coups j’ai l’impression que je fais caisse de résonance de tout ce qu’il ressent et que j’empire les choses au lieu de l’aider. La pluspart du temps j’ai envie de mourir mais c’est juste parce que vivre est vraiment trop épuisant. Merci de vos témoignages ça fait du bien.

  18. Merci de votre partage.
    Quand on peut “recevoir” les émotions et l’état d’être d’une autre personne, on peut aussi “émettre” en retour… Ainsi procurer à l’autre un sentiment de mieux être ou d’amour ou d’harmonie. Effectivement, mieux vaut évoluer avec ce don et le transformer en atout , plutôt que de lutter contre.

  19. Merci , grâce à vous j’ai enfin compris qui j’étais , vous avez exactement décris tout ce que je ressens tous les jours face à la tristesse des autres . Je vais donc me protéger pour me retrouver .

  20. Bonjour a vous tous gardiens de l amour 😉 ,
    je passerai toute l’étape de nos histoires et nos apprentissages communs … nos solitudes … la seule chose c’est que je pense que nous sommes des semeurs de graines de conscience… avec nos aptitudes a comprendre profondément les autres , en sachant exprimer les choses a leur dimension (eviter les discours emotionnels) nous pouvons les emmener a se realiser pleinement dans la conscience. …
    peut etre que nous pouvons emmener le monde humain a se reconnecter a l’essentiel …
    pour le reste on serre les dents et on tente d’avoir des moments de bonheur 😉 ! bisous à vous !!!

    • Voilà, c’est exactement ça !! Merci Mat 🙂

      • merci a toi de laisser ce petit lieu d’expression et d’echange 😉

        • Hmmmm…..Je crois que c’est rassurant pour chacun de nous de voir que nous ne sommes pas les seuls à vivre ça ! 🙂

          • c’est evident … et surtout pouvoir mettre une definition sur tout ces petits détails qui font nos vies … ça change tout … ça permet de faire une enorme introspection, de remonter sur son passé et de construire son futur … Me definir me permet enfin d’être .. ça ne change rien dans ma condition pure , mais ça modifie complétement ma manière de concevoir qui je suis … Donc Je me respecte et je m’accorde de m’aimer …

  21. Bonjour et merci pour ce témoignage.

    Merci car aujourd’hui, j’ai pu mettre un mot sur quelque chose que je traîne depuis l’enfance, et que tout s’éclaire.
    Je le savais déjà, mais j’employais d’autres termes : hyper-sensible, changeante, contradictoire, agoraphobe… Aujourd’hui je fais le lien.

    Je suis tombée sur ce blog ce matin, après une recherche sur “l’empathie extrême”, car le père de mon employeur est décédé aujourd’hui, et que j’ai eu extrêmement mal toute la journée après avoir été confrontée à la tristesse de mon employeur et de sa sœur qui travaillent dans la même boite.

    Cet article explique pourquoi j’ai longtemps, durant l’enfance et l’adolescence, eu du mal à manifester mes envies propres, et pourquoi plus tard j’ai eu le sentiment d’avoir passé ma vie à systématiquement penser aux autres avant de me préoccuper de moi-même, de m’être oubliée.
    Il explique aussi pourquoi je suis mélancolique, pourquoi je m’adapte facilement à beaucoup de situations, pourquoi j’ai parfois terriblement mal alors que je ne vis pas de drame particulier, pourquoi j’étais si heureuse au mariage de la cousine de mon compagnon que je rencontrais pour la première fois, pourquoi j’ai perçu que mon chien était malade bien avant tout le restant de ma famille…
    Il explique encore un tas d’autres situations, de décisions que j’ai pu prendre, des réflexes que j’ai acquis.

    J’apprends donc aujourd’hui qu’un mot existe pour désigner tout cela, et qu’il est reconnu et partagé. Et ça me fait du bien, parce que ça me confirme que je n’étais pas dans le faux, que c’est possible, et qu’on a le droit de l’être.

    J’arrive parfois à me construire une bulle imaginaire, mais c’est très fragile. D’autant plus que j’ai une très bonne ouïe, et de bons sens de manière générale… Mais je vais m’y atteler davantage puisque vous le conseillez.

    Je tiens à dire également, pour ceux que ça intéresse, que vivre à deux une hyper-empathie, c’est possible et c’est gérable. Ça fait même beaucoup de bien. Puisque mon compagnon l’est également et qu’on se comprend parfaitement, qu’on partage nos émotions, quel qu’elles soient. Ça nous permet de mieux évacuer les douleurs, à deux, et de partager les belles émotions, à deux.
    Je comprends mieux à présent que j’ai lu tout ça également, la nature de notre relation, et ça c’est vraiment cool, parce qu’honnêtement, on avait un peu l’impression qu’elle était magique. Maintenant je sais qu’elle l’est, mais je sais aussi pourquoi 🙂

  22. Je continue de lire vos commentaires et ça me ravit 😀
    Et oui pour les graines de conscience.
    Et oui pour transformer ce don en atout.
    C’est une chance de pouvoir vivre et ressentir autant de choses. Je trouve ça personnellement très beau. Même si les injustices et les drames m’affectent beaucoup. J’espère pouvoir transmettre un jour à mes enfants et à toute personne qui en serait demanderesse, des sentiments forts, un peu de soleil, un peu de douceur dans la tristesse…
    Et je vais déconnecter un peu parce que je me sens toute chamboulée d’émotions.

  23. Bouteille a la mer

    bonjour a vous toutes et tous

    même itinéraire; même galère même soif logique

    Le courage ; celui que vous exprimez tous dans vos témoignages; est extrêmement touchant. Il m’émeut aux larmes. Seul, derrière mon écran je peux.

    55 ans d’une vie d’homme 45 ans de vie d’écorché ‘vif’ et de sauveur de copines puis de femmes cassées ou blessées, seul l’age y changea cela.

    2 ans tout au plus de vie conscient d’une sur efficience mental (sur douance) que je n’avais jamais eu la moindre idée de diagnostiquer jusque là, puisque plutôt incapable de tout comment voulez vous que je pense a ça !

    Je me sent compagnons de route de toutes vos courses en montage , les russes bien évidement ou les plates, celle de mon pays. Et que dire de vos douces et touchante Vosges, j’en suis tombé amoureux pas seulement juste a cause d’elles mais d’une elle tout près … et déjà trop loin. be oui que voulez vous.
    voila tout est dis , l’important

    Me permettriez vous plus de mots ?
    si je vous lasse je m’en excuse et vous, vous passerez votre chemin pas soucis.

    je chemine comme vous au désert aride bien des fois, devant contenir intérieurement cette calamiteuse contradiction comme l’est une sensation infamante des fers aux chevilles de bagnard. Cette bien connue soif de l’autre et de son impossible rencontre (au niveau de nos envies démesurées bien entendu et des risques émotionnels encourus )
    Le dessert de feu mon ami Monod (qui ne le su jamais que j’étais ami aurait il aimé face book ?)est vraiment le lieu pour décrire ces sensations extrêmes très laborieusement “extinguible”.
    La soif , justement, y est vécue avec plus d’intensité que partout ailleurs. Et que, en passant, si l’on veut y vivre un moment de façon vraie et naturelle s’entend, il faut la gérer avec la plus grande attention et sagesse.
    Si je pouvais vous accueillir avec des bras plus grands et chaleureux qu’ils ne sont vu le petit corps que j’ai, je le ferais , sans compter !
    Mes amies amis , mes frères et sœurs, comme notre imaginaire est une puissante activité de nos neurones. Comme il est et notre poison et notre immunité, notre pire ennemi et meilleur ami.

    – “Tout est poison et rien n’est sans poison, la dose seule fait que quelque chose n’est pas un poison” disait un très grand médecin du moyen age “Paracelse” un alchimiste dit on ….-

    et bien, mes compagnons de route inconnus, je me permet de vous exprimer une grande reconnaissance pour ce que je comprends juste là de vos efforts pour y survivre, a ce cerveau hyper tout. je suis très humblement abasourdi de toutes vos quêtes qui aboutisses, de toutes vos énergies endurantes qui ont réussies a agir au sein même de vos intimités personnelles, dans la profondeur sombre de vos cerveaux . On parle du cœur bien sure … notre cerveau est partout dans notre corps et particulièrement chez nous . Vous l’exprimez tellement mieux que moi qui suis trop dedans, trop cérébral.
    J’ai une intuition a ce propos qui se traduit en ces mots très balbutiant , très craintif et hésitant
    il serait apparu une mutation génétique non décelable encore -malgré les incroyables possibilités du génie génétique – (qui me terrorise ceci dit ) qui façonnerait une construction du cerveau humain très très subtilement différente dans son fonctionnement même , dans le processus dynamique des échanges neuronales faisant appel aux neurotransmetteurs. Elle est invisible puisque non statique, pas matériel en quelque sorte comme l’est celles visibles dans la morphologie des espèces.
    Cette mutation aurait vue le jour et ce serait installée très lentement depuis que l’homme , dans les grandes citée état, serait passé d’une vie de clan itinérante a une vie de sédentaire. c’est 10.000 en gros, c’est une micro seconde des 7.000.000.000 de l’histoire des hominidés sur terre. La rentabilité de cette forme de vie aurait imposé sa croissance mais son cerveau lent (jeu de mot pour évoquer l’imaginaire aussi de notre cerveau) ne pouvait probablement pas encore intégrer cette nouvelle forme sociale qui demanda un mode de réaction aux stimulations de son biotope différenciée d’avant. a l’instar qui sait ; de ce qui se passa entre Neandertal et crô- magnon (utilisons les circonflexes tant qu’ils y en a encore…hihihi).

    La pensée en groupe homogène avec les nécessaires réflexes grégaires du groupe face à un autre groupe nécessairement, inéluctablement dangereux pour la survie même. La “démocratie” des américains… la croissance qui se cassera la gueule car totalement a-naturel çà disparaîtra de soi même.
    et si nous pouvions être de cette mutation …
    c’est un beau paris et qui a du sens pour l’avenir

    voila pour ma part c’est là que je puise mon énergie pour continuer et réparer des déchirures d’enfances toujours viscérales , Entre autres une sixième année immonde (belgique c’est 11 ans) où grand dyslexique en plus ne parvenant pas calmer mon cerveau … je me suis retrouvé des jours, verrouillé, cadenasser (comme Oudini dans son aquarium qui fut un jour son cercueil du reste) tétanisé par une seule obsession: pourvu que ma vessie et mon colon résiste … et ils ne résistaient pas!
    la suite…
    hargg tu pue
    j’attendais la cloche pour courir, disparaître couvert de cette chape de honte, dans ma chambre mobilisant toute ma créativité pour le coup super active affin de faire disparaître mon calbard.
    personne n’a jamais su et même moi j’ai oublié un temps tout cela.
    les marmots sont loin d’être des tendres. a ces ages , non plus.

    merci pour ceux qui m’on lu jusqu’ici
    et pour cela, sans vous connaitre je vous adresse un sincère “je vous aime tenez bon !”
    Marco

  24. Whaou je suis bouleversé. Tu as trouvé les mots parfaits, ceux qui résonnaient en moi. Je n’ai pas lu ton texte, je l’ai ressentis, est pour ça je te dis “merci, merci beaucoup”

    J’ai actuellement 15ans, mais ne jugez pas par l’àge, je suis d’une extrême maturité d’àpres mon entourage ou bien des adultes de mon lycée (psy, profs, ect…)

    Je n’ai jamais eu de mal à me faire des amis, je suis très sociable.
    Mais d’un autre sens je préfère la solitude à la compagnie bien futile d’amis. Tout allait bien, je n’avais pas conscience de mon hyperempathie, ma vie était “rose”. Bien que ma vie sois “rose” j’avais uns incapacité à gérer l’injustice, me batant jusque au bout pour faire respecter le droit de chacun. Tout cela depuis l’âge de 7ans environs. Vers mes 11ans j’ai subis une thérapie à cause de quelque problème que me causai mon inconscient. La cause s’est avérée être la mort de mon grand père (qui ne m’avait pas beaucoup touché) quand j’avais 5ans.

    Des années ont passé, jusqu’au brevet de 3eme. Les affectation avait pris du retard, on nous les as données à la fin du brevet. J’ai eu mon affectation dans le lycée que je voulais et j’étais presse de le faire savoir à mes parents. Mais au moment de prendre le bus, j’ai vu une de mes amis en pleure, on m’explica qu’elle n’avait pas eu son affectation malgré son exelente moyenne de 16/20. J’ai hésité à la raccompagnée chez elle mais j’étais tellement presse d’annoncer la nouvelle à mes parents que je suis monté dans le bus. Le lendemain j’arrive pour l’autre partie du brevet et là stupeur. Tout le monde pleurais (150 personnes). C’est à ce moment là que tout à basculé. Cette amies s’est sucidée dans la nuit. Sans rien, sans une lettre, sans un mots, sans un indice. je dois depuis vivre tout les jours avec une culpabilité (bien que je sache qu’elle soit déraisonnée). J’ai pris conscience que la vie n’est qu’un morceau de poussière dans le vent, j’ai fait alors uns promesse, une promesse que je me devais de tenir, la promesse de vivre, vivre et ne laissé aucun obstacle me ralentir dans ma course effrénée. Cette promesse peu paraitre folle mais c’est celle de ma vie, et je l’aime bien.

    “La mort est la meilleur invitation à vivre”

    J’ai tout masqué à mes proche et à mes amis, je n’avait pas de confident car je pensais qu’avec tout ceci (ma promesse,mon désir de vivre) je pensais qu’on me prendrais pour un fou. j’ai commencé à faire très attention aux émotions des autres, jusqu’à me mettre à leurs places (ce que je faisais depuis un moment déjà), je ressentais jusqu’à la douleur des autres au sein de mon propre corps, lorsque j’écoutai une musique mon esprit “dansait” jusqu’à se que j’en ai des vertiges. Je ni portais pas beaucoup d’attention, je me disais que tout le monde ressentait ça. J’ai appris par une amis à qui j’en avait touché deux mots que non, il y avait que moi. Je suis donc je aller en parler hors rendez-vous à un psy de ma connaissance qui ma diagnostiqué “hyperempathique”. Je n’avait jamais entendu se mot de ma vie, et plus il m’expliquai, plus je faisais une tête bizarre en voyant que cela collait bien à ce que ressentais.

    Aujourd’hui, je vis pour les personnes qui n’ont pas pû. Je trouve la vie bien meilleur ainsi, plus de freins, plus de problèmes, je vis comme je le veux et je fait ce qu’il me plait. Pas un jours je ne ressent la culpabilité de ne pas avoir pris le temps de raconpagnez mon amie chez elle. J’ai fait de mon “don” une force pour avancer. Bien sûr je suis souvent dépassé par les émotions que je ressent (crise de paniques) mais la bulle marche bien pour moi.

    Il m’est arrivé aussi quelque chose que j’ai du mal à expliquer, la journée des attentas de novembre 2015, toute le journée je me sentais mal (envie de vomir, vertiges) je me mettrai à pleurer comme ça, d’un coup. Je pensai à la mort, au sang, enfin que des idées noires. J’en ai parlé à une amis qui ma rassuré. Le soir, PAF, les attentas. Mais je m’attarderai pas trop sur ce sujet car je ne me l’explique pas.

    J’ai pas encore partagé ce texte que je me demande si la personne qui va le lire me prendra au sérieux mais de toute façons je me devais de l’écrire car je ne l’ai jamais fait. C’est un peu en quelques sortes le résumé de ma vie jusqu’à aujourd’hui.

    Dites moi ce que vous en pensez, si vous m’avez lu jusque là.

    Tim

    • Bonjour Tim,

      merci pour ton partage…Tout d’abord, même si tu le sais déjà, j’ai envie de te (re)dire que non, tu n’y es pour rien dans la décision de ton amie. Son âme en a décidé ainsi, chacun trace sa route comme bon lui semble.
      Ensuite, vu ce sue tu décris pour le jour des attentats, il semblerait bien qu’il y ait un peu de médiumnité en plus de l’hyperenmathie….
      Dans tous les cas, n’oublie pas de vivre ta vie à toi, par uniquement celle des autres…

  25. Bonjour,
    Je découvre votre site et au fur et à mesure, je me sens comme proche de tout ce dont vous parlez. Mettre un mot ou du moins avoir une claire explication d’une situation ou d’un état d’esprit, fait quand même du bien.
    Sur ce sujet / ce post, j’aimerais partager ma connaissance. J’ai toujours su que j’avais cette hypersensibilité depuis mon enfance. Mais y mettre un terme, voire l’expliquer comme intense empathie, lorsque je ressentais absolument toutes les diverses émotions des gens (même ceux que je ne connaissais pas).
    Je n’ai jamais voulu vraiment savoir ce que c’était. Mais dans un sens, le “pourquoi” revenait souvent dans mes questionnements intérieurs.
    Il y a un an, j’ai découvert que je préférais avoir un dialogue avec une personne en le regardant droit dans les yeux. Mon regard ne fuyait plus. Et je ressentais enfin “cette chose” que j’avais longtemps mis dans la case -DÉNI-. Pendant 20 ans, je ne lisais que sur les lèvres (difficulté d audition mais j’entendais quand même ).
    Cette transformation de tout ressentir fut perturbante, bouleversante.

    Mais bonne nouvelle à la clé, quand je regarde une personne, en plongeant dans son regard, en “analysant” ses gestes, les traits du visage, je peux deviner certains aspects de leur passé, leur caractère , ce qu’ils cachent et ce qu’ils veulent montrer mais qu’ils ne sont pas comme ca. Je repère les manipulateurs, je sais quand une personne ment et quand une personne est bien dans son esprit et’son corps. Je ressens tout. Mais évidemment peu de personnes de mon entourage est au courant.

    Ce n’est pas une tare, ni une honte. C’est une aide profonde.

    Malheureusement, le seul domaine où ca n’aide pas, c’est la profession. Mais ca c’est une tout autre histoire.

    Merci “Mademoiselle Bien-être” pour votre site !

  26. Bonjour, je suis hyper emphatique depuis toujours, j’ai déjà fait beaucoup de travail pour me protéger mais ce n’est pas facile.
    J’aimerais savoir: en quoi est ce une force , un don ?
    parceque je ne trouve pas que le jeu en vaux la chandelle pour l’instant.
    Si je suis moi hyper empathique, personne ne l’est vraiment avec moi, les autres se défendent.
    je n’ai pas la culture du sacrifice, le fait de ne pas développer mon moi personnel me désespère, je pense systématiquement plus aux autres qu’à moi vue que leurs souffrances tend à être la mienne sans que je le veuille. je suis heureuse quand je les soulage en parlant, en leur ouvrant des portes. mais après je ne suis plus rien.
    Je suis seule avec ma fatigue, ma souffrance. on me dit dépressive, c’est le cas. je le suis devenu car cet état me déséquilibre, car personne ne peut rien pour moi. moi, je trouve que c’est un handicape, pas un don. en quoi est ce un don ? quel pouvoir avons nous ? aucun, la plupart du temps, les gens restent malades après que nous ayons ressenti leur peine, alors ? je vous embrasse tous quand même …love

  27. Merci pour cet article. Je me découvre hyperempathique moi aussi et je le suis depuis longtemps. Ce n’est que depuis quelques temps que je fais le lien et que j’arrive à faire le tri petit à petit entre ce qui m’appartient et ce qui appartient aux autres… et parfois au lieu que je traverse. Je ne sais pas si l’on peut considérer ce don comme de la clairvoyance (j’en ai aussi en tout cas) ou de la télépathie, ou médiumnité. J’ai eu beaucoup d’expériences très troublantes qui vont de ressentir l’émotion des autres, et parfois leurs douleurs physiques. Mais pour moi cela marche plus qu’avec les humains : j’ai également parfois des contacts avec les animaux ou les plantes ! Et il m’est arrivé que cela fonctionne aussi à distance.
    Je ne vous fais pas la liste de toutes les expériences mais c’est très troublant côté identitaire entre autre. Les aspects gênants c’est qu’il faut prendre beaucoup de temps au calme, dans un lieu neutre (sans trop d’humains) pour se retrouver soi et faire le tri entre ce qui est à nous ou pas. Et pour recharger les batteries. Ainsi je suis extravertie mais pourtant j’ai besoin régulièrement de solitude sinon je me sens vampirisée et vidée d’énergie, le cerveau vide.
    Les aspects positifs il y en a : c’est quand même sympa de recevoir un petit coucou d’un animal (parfois sauvage), d’une plante.
    C’est sympa aussi quand ce sont des émotions positives car on en profite doublement ! Et puis c’est très utile pour certains métiers comme celui de thérapeuthe en psy ou même physique.
    J’ai d’ailleurs vu un reportage d’un médecin qui visite des chamanes, guérisseurs etc. et l’une d’entre elle utilisait ça pour diagnostiquer ses patients ! Ils ne lui disaient rien, elle prenait leurs mains dans les sienne et ressentait leurs émotions et leurs douleurs, symptômes etc. Parfois elle pleurait avec eux, c’était très beau à voir. Et dans ce contexte elle pouvait mettre des mots sur leur souffrance, leur prescrire des plantes et savoir que là ce n’était pas à elle mais à l’autre.
    Moi je cherche à en faire quelque chose de positif et à le canaliser sans le bloquer, car cela fait partie de soi.
    J’ai remarqué pour ma part que quand je ressens une douleur ou une émotion tout d’un coup sans que ce soit relié à un fait précis… c’est souvent le signal d’alerte pour me dire que soit cela vient du lieu (j’ai eu une grande bouffée d’émotion en entrant dans une salle de cinéma récemment), soit de quelqu’un autour (le truc compliqué c’est que cela peut-être, pour ma part quelqu’un de disparu car j’ai découvert récemment que je suis aussi passeuse d’âme). Quand il y a des personnes autour de moi je reste à l’écoute sans rien dire pour voir de qui j’ai capté ces signaux.
    Ainsi de fortes douleurs aux mains après un de mes cours… j’ai appris que j’ai deux élèves agées qui ont des rhumatismes aux mains… Bingo !
    Quand c’est un proche, là je peux oser demander : dis-donc tu ne te sentirais pas un peu inquiet ? Quelque chose ne t’irriterait pas en ce moment ? etc.
    C’est très utile de faire ça car non seulement cela permet de faire un tri plus rapidement et en plus parfois cela permet à l’autre de conscientiser ce qui se passe en lui et de l’évacuer. Évidemment c’est plus compliqué avec les gens moins proches.
    Voilà pour mon expérience… qui continue bon an mal an.

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