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Les aventures d’Emilie, la suite – une anecdote de Corinne

Cet article est la suite de celui-ci

Richard était très mal et essayait de cacher son inquiétude, mais je voyais bien tous les traits de son visage tirés. Enfin, Emilie finit par nous rejoindre pour m’accueillir. Je pris peur, elle avait beaucoup maigri, son regard était vide comme si elle avait été “shootée” par des médicaments. Le stress commençait à m’envahir, car je ne savais pas trop quelle aide j’allais pouvoir leur apporter.  Après m’être ancrée et centrée, je sentis comme un sentiment de calme m’envelopper, ce qui me permit d’être beaucoup sereine et plus présente avec eux. Pendant l’apéro et le repas, Emilie ne montra aucun signe de propos confus comme Richard m’en avait informée.

Je ne suis pas la fille de ma mère

revelationAprès le café, il nous laissa toutes les deux, et dès qu’il ferma la porte, comme si elle se sentait un peu plus libre, elle me regarda droit dans les yeux en me disant, avec un ton très solennel : “je vais t’apprendre quelque chose ! Je ne suis pas  la fille de ma mère!”. Mais qu’est-ce qu’elle raconte ! Je n’osais pas l’interrompre car je sentais que de me dire une telle information avait l’air très important pour elle. “Je suis la fille d’une aventure de mon père, avec une prostituée et sa femme, celle qui s’est faite passer pour ma mère pendant toutes ses années, m’a élevée d’un commun accord avec mon père.” Les yeux fixes, vide, froid, elle guettait ma réaction. Je ne vous ai pas précisé, que nos mères respectives étaient amies depuis la petite enfance et voisines et de ce fait ma mère était présente lors de la naissance d’Emilie. J’en conclus donc qu’Emilie perdait la tête.

“Mais comment le sais-tu lui ?” demandais-je. “Elle est venue me voir et me parler”. “Mais, elle est venue te voir comment?” J’essayais de comprendre d’où cette pseudo mère pouvait bien sortir. Elle est venue, un après-midi quand j’étais seule me parler dans ma tête et m’a tout expliqué. A un moment donné, j’ai bien cru qu’une femme aurait pu venir physiquement chez elle, mais non, c’était encore plus terrible. Voilà maintenant qu’elle avait une double personnalité,  qu’elle devenait schizophrène ou incorporée. Rien que de penser à tout cela, mon corps se glaça. Mais je n’eus pas le temps d’être dans mes ressentis car la sonnette de la porte d’entrée retentit. Cela nous fit revenir brusquement à la réalité. Je fus surprise de voir arriver, notre amie Cathy, je ne savais pas qu’elle devait venir, mais je sus plus tard, que Richard, paniqué, nous avait invitées toutes les deux dans l’espoir d’aider sa femme.

Comment faire pour l’aider ?

secretCathy remarqua comme moi, le changement physique d’Emilie et n’arrêtait pas de me lancer des regards interrogateurs. Je lui fis comprendre, comme je le pouvais, sans qu’Emilie me vît, que je lui expliquerais ce qui se passait dès que j’en aurais l’occasion. Après que Cathy nous ait rejointes sur le canapé, Emilie nous laissa quelques instant pour aller chercher du café et j’en profitais pour lui faire, mais vraiment très rapidement, un récapitulatif de ce que je venais d’entendre de la bouche d’Emilie. Elle n’en revenait pas. Waouh! Mais que pouvons-nous faire pour l’aider? me demanda-t-elle. Je n’en sais trop rien encore, on verra bien comment cela va se poursuivre. Richard nous sachant toutes les deux avec sa femme en profita pour partir faire une course au village en nous laissant seules avec elle.

Elle revint avec le café pour Cathy, le posa devant elle, tout en la fixant. Je voyais que Cathy n’était pas trop rassurée, mais me sachant à ses côtés elle était quand même soulagée. Il me semblait l’entendre penser : “heureusement que je ne suis pas seule avec elle, sinon j’aurai pris mes jambes à mon cou et je m’enfuirais”. Je sentis le fou-rire qui allait m’attraper, rien qu’à l’idée d’imaginer la scène. Ce qui était marrant c’était que Cathy n’osait plus s’asseoir à côté d’elle. Heureusement, elle ne s’aperçut de rien.

jumelles-separeesJ’encourageais Emilie à continuer la suite de son récit. Elle rentra dans une histoire incroyable, nous expliquant qu’elle avait une sœur jumelle, qu’elles avaient été séparées, qu’une était restée avec la mère et elle avec le père. Et que maintenant sa vraie mère voulait qu’elle revienne vivre avec elle et sa sœur. “Ma sœur, me dit-elle, est complètement identique à moi, même coupe de cheveux, même couleur, elle aussi a deux garçons et ils ont le même âge que les miens”. Je comprenais qu’Emilie était en train d’avoir un dédoublement de la personnalité. Je regardais de temps en temps du coin de l’œil Cathy, qui se décomposait de plus en plus et qui paniquait. Je proposais, vu qu’il y avait un beau soleil, qu’on aille s’installer dans la véranda. Au moins me suis-je dit, si Cathy se sentait mal, elle serait plus près de la sortie. Cathy ne se fit pas prier deux fois.

Emilie, nous donnait des détails de plus en plus précis des intentions sur cette pseudo mère, qu’elle voulait la récupérer et que personne ne pourrait l’en empêcher. A ce moment-là, j’en profitais pour lui dire, d’un ton ferme, que nous ses amies on ne la laisserait pas aller vers cette famille de l’obscurité. D’un coup, d’un seul coup, le corps d’Emilie, se raidit, ses mains, ses doigts se crispèrent, comme si elle était en train de faire une crise d’épilepsie. Nous fumes obligées de l’allonger sur le canapé, de la maintenir très fort, car son corps bougeait, elle ne le contrôlait plus. Ses yeux révulsaient, elle transpirait, elle essayait de s’exprimer, mais sa mâchoire était raide.

Un reptilien !

reptilienQuand elle put enfin nous parler, toujours le corps raide, les yeux écarquillées, nous fixant avec une telle haine que je vis enfin, ce qui contrôlait son corps et son esprit ; un Reptilien! Cette chose essayait de diriger chaque geste, chaque mouvement dans le but de la mettre debout pour qu’elle se jette sur moi. Heureusement, cela n’eut pas lieu. C’était du venin qui sortait de chacune de ses paroles ! Une conversation houleuse s’installa entre le Reptilien et moi. Il prit la parole en hurlant : “Tu ne gagneras pas, sa famille c’est nous et l’obscurité gagnera”. J’avais du mal à comprendre comment tant de haine pouvait apparaître derrière ce regard. J’avais l’impression que ce reptilien essayait de sortir par ses orbites.

Comme je prenais tout cela en riant et que je lui tenais tête en prétextant que c’était le divin qui décidait et pas lui, au bout d’un certain temps,  je sentis que je finissais par l’épuiser et tout doucement Emilie revînt à elle.  Je ne mettais pas rendue compte, que pendant tout ce temps-là Cathy était tétanisée de peur, figée près de la porte d’entrée et tremblait. Comme je me dirigeais vers elle, pour la rassurer, la calmer, je n’avais pas vu qu’Emilie avait repris ses esprits et s’approchait encore un peu sonnée vers nous, les bras en avant, comme si elle voulait attraper les mains de Cathy.

crise-hysterieLà, ce fut Cathy qui entra dans une crise d’hystérie, elle hurlait après Emilie : ne me touche pas, ne m’approche pas, mais elle continuait à aller en sa direction. Tout en avançant vers Cathy, elle nous proposait, comme si de rien n’était de profiter de sa piscine, car il y en avait une dans sa cour et Cathy s’imaginait qu’elle allait y finir noyer à cause de ce reptilien. Je voyais qu’Emilie qui avait complètement repris ses esprits, ne comprenant pas le comportement de Cathy et de voir leur tête à toutes les deux, je me mis à rire aux éclats. (Je prenais tout cela à la rigolade, car si vous entrez dans les peurs, je peux vous dire que vous descendez votre taux vibratoire et vous captez toutes les mauvaises énergies qui vous entourent et là vous devenez une proie , ce que je refusais absolument !).

Atteindre la zone de l’obscurité

zone-obscuriteJe calmais Cathy en lui faisant prendre conscience qu’Emilie était de retour parmi nous et qu’il n’y avait aucun danger. Je voyais bien qu’elle ne me faisait confiance qu’à moitié, sachant qu’Emilie pouvait être imprévisible.  Là, Emilie avait vraiment atteint la limite de la zone du MALIN. Je me torturais l’esprit en me demandant comment je pouvais la convaincre de revenir dans la lumière et de ne plus laisser son ego être le fil conducteur à tout ce négatif.  Quand Richard finit par revenir, il était à cent mille lieux de s’imaginer ce que l’on venait de traverser, car il m’avait entendu rire et pensait que tout s’était bien passé. Je profitais qu’il entra à l’intérieur pour le suivre en prétextant un renseignement bidon et brièvement je lui racontais ce qui nous était arrivé. Il s’effondra de pleurs dans mes bras car il comprenait qu’il était en train de perdre sa femme et que pour ma part si elle faisait le choix de l’obscurité je ne lui serais d’aucune aide. Le voyant tellement mal, je lui promis que je reviendrai  dans la semaine pour être seule avec elle pour une ultime aide.  Le mercredi suivant, me revoilà devant la maison d’Emilie, mais je vous l’accorde avec une très grande appréhension. Quand, elle m’ouvrit,  l’HORREUR ! qu’avait-elle fait, que c’était-il passé ?

La suite au prochain épisode

Pour contacter Corinne Briche :

5 commentaires
  1. Ahlala c’est pas juste de nous laisser dans le suspens comme ça !
    Tu as été vraiment admirable elle en a de la chance d’avoir une amie comme toi, merci de partager tes histoires avec nous très bonne continuation on attend la suite avec impatience 😉

  2. Ça devient long d’attendre la suite !!!!!

  3. Où est la suite ??

  4. C’est clair … On a hâte de lire la suite

  5. Je crois que nous n aurons pas la suite finalement…

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