Verser de l’or dans sa blessure de Stephan Schillinger
En refermant ce livre, je comprends parfaitement ses premiers mots dans la préface :

C’est effectivement avec des mots similaires que je dirai qu’il y a des choses qui sont difficiles à expliquer et qui doivent se vivre. Pour moi, ce livre en fait parti, il doit se ressentir pour être compris. Il ne s’agit nullement d’un livre de développement personnel ou spirituel avec une approche pragmatique comme je les aime pourtant j’ai aimé cette lecture.
Dans un moment suspendu, j’ai découvert l’écriture de Schillinger et je me suis émerveillée d’un sujet douloureux. A l’image du rituel de résilience, le kintsugi magnifiquement illustré sur la couverture, l’auteur raconte son parcours de reconstruction après une relation toxique.
Il est lucide sur le rôle cocréateur de chaque personne qui existe dans ce genre de relation. Les traumas d’enfance conscients ou inconscients agissent tel un terreau fertile pour accueillir une belle plante qui en fleurissant devient toxique.
Une lecture qui résonnera aux personnes littéraires qui ont beaucoup souffert de relations amoureuses malveillantes. J’ai particulièrement aimé la conclusion et la note d’espoir : avec un travail personnel en étant aidé de professionnels, la reconstruction est longue et difficile mais possible.
Tel un deuil, toute rupture amoureuse laisse des traces, nous ne sommes plus la même personne après….mais n’est-ce pas aussi le but de la vie : avoir des épreuves et apprendre à se relever en puisant dans ses ressources insoupçonnées et qui sait peut-être réussir à transformer l’or en plomb 😉