Vous avez peut-être l’impression que tout va bien dans votre vie, et pourtant qu’il manque quelque chose. Une raison de vous lever le matin qui vous appartienne vraiment. C’est exactement ce que le mot japonais ikigaï cherche à nommer, et c’est le sujet de Trouver son ikigaï, de Christie Vanbremeersch.
Ce livre ne vous donnera pas votre ikigaï sur un plateau dès la dernière page. Mais il pourrait bien vous mettre plusieurs clés en poche pour avancer sur ce chemin. Car l’ikigaï n’est pas une évidence : la route qui y mène se cherche. Christie vous tend une carte routière, à vous de tracer votre parcours.

Qu’est-ce que l’ikigaï ?
Ikigaï est un terme japonais qui signifie à peu près joie de vivre, raison d’être ou encore mission de vie. Trouver son ikigaï, ce serait un peu atteindre le Graal : découvrir cette ou ces activités que l’on a envie de faire dès le matin, pour son plus grand plaisir, tout en en vivant correctement. Autrement dit, vivre de sa passion.
En Occident, on représente souvent l’ikigaï par quatre cercles qui se croisent :
- ce que vous aimez ;
- ce pour quoi vous êtes douée ;
- ce dont le monde a besoin ;
- ce pour quoi vous pouvez être rémunérée.
Au Japon, le mot est pourtant plus large : il désigne tout ce qui donne du sens au quotidien, que ce soit un travail, un jardin, une passion, des petits-enfants ou un engagement. Une nuance précieuse si vous ne vous voyez pas tout quitter du jour au lendemain : votre ikigaï ne passe pas forcément par une reconversion.

Un chemin plutôt qu’une destination
Une fois le chemin principal trouvé, plusieurs petits sentiers peuvent s’offrir à vous. Les essayer tous, revenir en arrière pour choisir le bon, ou rester sur le même en continuant de regarder les autres : c’est une quête dans la quête. Et votre ikigaï peut changer de « lieu » au fil de votre évolution personnelle.
Comme le rappelle l’autrice, l’ikigaï « se cultive et se réajuste fréquemment ». C’est une récompense qui arrive après un vrai travail de questionnement sur soi et sur ce que l’on veut, et peut, faire.
Pour Christie Vanbremeersch, les clés pour trouver son ikigaï tiennent en quatre mots : ouverture, persistance, entourage porteur, sortie de la zone de confort.
Les conseils du livre pour trouver son ikigaï
Au fil des chapitres, l’autrice distille de nombreuses pistes, accompagnées d’exercices ciblés. En voici quelques-unes :
- trouver ce qui vous rend heureuse ;
- questionner votre inconscient ;
- vous donner le droit d’essayer, sans aucune pression ;
- passer à l’action en osant d’abord des choses simples ;
- retrouver vos rêves d’enfant ;
- décrypter ce qui vous rend jalouse ;
- prendre conscience de ce qui vous met en colère ;
- identifier vos qualités ;
- assumer qui vous êtes vraiment ;
- être attentive aux signes de la vie ;
- célébrer vos petites victoires ;
- vous entourer des bonnes personnes et oser leur demander de l’aide ;
- persister dans l’action.
La jalousie et la colère dans cette liste peuvent surprendre. Elles sont pourtant de précieuses boussoles : elles montrent souvent ce que l’on désire sans se l’autoriser. C’est tout le principe du travail sur l’ombre.
Un livre agréable et accessible
Le livre est aéré et structuré, ce qui rend la lecture confortable. Il se parcourt comme un guide, avec des couleurs, des pictogrammes et quelques images qui mettent en valeur les astuces, méthodes et témoignages. Les chapitres se lisent comme des articles indépendants : vous pouvez piocher au hasard, sans suivre l’ordre des pages.
Le style de Christie est humain, direct, décontracté et drôle, sans prise de tête ni intellectualisation. Elle rend le sujet accessible à toutes et à tous. Elle parle aussi d’elle : de sa situation professionnelle, de ses amours, de ses plaisirs et de ses difficultés, et de la façon dont elle dépasse les contrariétés du quotidien. Ce partage la rend très attachante.

Une enquête sur notre rapport au travail
On pourrait qualifier ce livre de « socio-psycho-philo-culturel » : il mêle de nombreuses notions, car l’ikigaï touche à toutes les sphères de la vie, professionnelle, sociale et familiale. L’autrice y analyse le rapport des Français au travail et constate que peu de personnes ont réellement trouvé une passion qui leur permette d’en vivre.
Elle part donc à la rencontre de personnes qui semblent avoir trouvé leur voie. À travers leurs témoignages, elle laisse entrevoir les secrets de leur réussite. Ces personnes aiment leur métier et en vivent. On pourrait les croire privilégiées, mais ce serait oublier le chemin parcouru pour en arriver là.
Le petit bémol : et l’équilibre de vie ?
Pour certains témoins, comme Camille, Kessou, Emmanuelle, Yves ou Martine, la passion qui les anime saute aux yeux : ils respirent le bien-être. Pour d’autres, on ne ressent pas vraiment s’ils sont aussi épanouis dans leur vie de couple, de famille ou leur vie sociale. Certains témoignages dessinent des personnes passionnées par leur métier, comme si plus rien n’existait à côté.
Le livre met surtout l’accent sur la réussite professionnelle, et pourrait laisser penser que trouver son ikigaï garantit un équilibre de vie global. Les pages ne le montrent pas toujours. À garder en tête si, pour vous, le sens passe aussi, ou d’abord, par votre vie personnelle.

Le point commun de ceux qui ont trouvé leur ikigaï
Ces témoignages restent passionnants, car on s’identifie souvent aux personnes interrogées. Et un point commun ressort : chaque jour, elles s’accordent un moment de méditation, quelle qu’en soit la forme. Marcher, écrire, tricoter, jardiner… autant de façons de se retrouver seule avec soi-même.
Et si c’était l’une des clés principales pour mieux se connaître, et trouver ce qui compte vraiment pour vous ? Ce livre n’est pas une baguette magique, mais il offre de vraies pistes pour travailler sur soi. Sortez vos cahiers et vos jolis stylos !
Quelques questions pour commencer
Pour vous mettre en chemin, vous pouvez noter dans un carnet vos réponses à ces questions :
- Quelles activités vous font perdre la notion du temps ?
- Que rêviez-vous de faire quand vous étiez enfant ?
- Chez qui ressentez-vous une pointe d’envie, et qu’est-ce que cela dit de vos désirs ?
- Si l’argent n’était pas un sujet, à quoi ressembleraient vos journées ?
- Qu’est-ce qui, aujourd’hui déjà, vous donne une raison de vous lever le matin ?
Pour aller plus loin, vous pouvez lire la quête de sens à 50 ans et comment trouver sa mission de vie, ou calculer votre chemin de vie en numérologie : il offre souvent un éclairage intéressant sur vos talents et ce qui vous anime.
Questions fréquentes
Faut-il changer de métier pour trouver son ikigaï ?
Pas forcément. L’ikigaï peut se trouver dans votre travail actuel, vécu autrement, ou dans une activité à côté qui vous nourrit. Le livre insiste sur le travail, mais au Japon le mot englobe tout ce qui donne du sens à la vie.
Combien de temps faut-il pour trouver son ikigaï ?
Il n’y a pas de délai. L’ikigaï se cultive et se réajuste avec le temps : c’est plus un chemin qu’une réponse définitive.
Et si vous ne saviez pas encore ce que vous voulez ?
Lire sur l’ikigaï peut réveiller une envie, mais aussi beaucoup de questions. Peut-être sentez-vous que quelque chose doit changer, sans savoir quoi, ni par où commencer, et sans vouloir tout perdre.
C’est pour cela que j’ai créé Fréquence Alignée, mon accompagnement individuel de 5 mois. Nous y croisons la numérologie, le travail sur l’ombre, l’énergétique et le coaching, pour que vous puissiez enfin oser décider, agir et vous choisir, sans forcément tout quitter. Vous pouvez commencer par un appel découverte gratuit, même si vous ne savez pas encore ce que vous voulez.
Et si vous préférez commencer en douceur, le quiz gratuit sur votre chemin de vie vous montre en quelques minutes ce qui pourrait vous retenir.
